Marie Carmen RUDLER

Je suis psychologue et interviens en complémentarité de mes collègues, essentiellement dans la prise en charge des enfants et des adolescents.

Bénéficiant d’une longue pratique de l’accompagnement psychologique des enfants, des adolescents et de leurs familles, j’effectue :

  • des bilans psychologiques visant à appréhender le fonctionnement cognitif, intellectuel et/ou psychoaffectif des patients.
  • des accompagnements psychologiques pour les enfants et adolescents présentant des difficultés cognitives et/ou psychoaffectives. Mon approche est intégrative, s’adapte aux troubles de l’enfant et à son environnement, mobilise tous les partenaires accompagnant l’enfant : la famille, l’école et les autres professionnels impliqués. Lorsque le bilan psychométrique dénote des points faibles, voire des troubles cognitifs identifiés, une remédiation portant sur les contenants préalables aux apprentissages peut être proposée (Prise en charge psychologique avec le DDCP : une approche thérapeutique intégrative qui travaille sur les aspects cognitifs et affectifs des difficultés des enfants).

ACTIVITES  :

LE BILAN PSYCHOLOGIQUE

OBJECTIF DU BILAN

Le bilan psychologique permet d’apporter des réponses et une compréhension fine du fonctionnement d’une personne (à un moment donné de son parcours) dans sa double dimension affective et intellectuelle. Dans le cas d’enfants et d’adolescents, il est souvent conseillé par des professionnels (médecin, école) et/ou demandé par les parents.

LE DEROULEMENT DU BILAN

Le bilan se décompose en plusieurs phases:

– entretien préliminaire ou 1er rendez-vous

– séance(s) de bilan

-dépouillement, correction, analyse et interprétation des tests, rédaction (éventuelle) d’un compte-rendu écrit (psychologue)

-entretien de restitution ou compte rendu oral

-1- L’entretien préliminaire ou 1er rendez vous

Pour évaluer la pertinence d’un bilan, préciser les attentes de chacun et mieux saisir la demande à l’origine de la démarche entreprise: qui demande quoi et pourquoi? Un bilan n’est pas anodin, est coûteux, et n’est réalisé qu’après évaluation de la demande et si besoin réel il y a.

Pour retracer l’histoire personnelle (étapes du développement, événements particuliers,…), familiale, scolaire

Pour repérer ce que la personne sait du bilan, ce qu’elle en attend elle-même.

En agissant de la sorte, la psychologue élargit le champ du bilan en ne le réduisant pas à un simple calcul de scores, de notes, mais bien en resituant ce bilan dans un contexte plus large englobant l’histoire de la personne, son environnement et les différents événements ayant pu peser de manière significative sur son développement. La psychologue est tenue d’observer les règles éthiques et déontologiques relatives à sa profession. En matière de bilan psychologique, elle s’interdit toute pratique tronquée ou qui n’ait pas pour visée l’intérêt de la personne qu’elle rencontre.

-2- Le bilan se décompose en 2 parties complémentaires (selon la nature de la demande, seule l’une ou l’autre des 2 parties peut être proposée) qui se complètent et s’enrichissent mutuellement.

Même si on utilise d’une part des tests d’intelligence et de l’autre des épreuves de personnalité, il s’agit d’un découpage arbitraire nécessaire seulement pour l’évaluation. Le bilan ne peut se révéler vraiment pertinent que s’il appréhende la dynamique psychique de manière globale (au niveau émotionnel, cognitif, intellectuel et affectif) afin d’être au plus près de la réalité.  Des difficultés intellectuelles peuvent engendrer à terme des perturbations au niveau des affects. Et, inversement, un enfant rencontrant un mal-être peut avoir des difficultés au niveau psychoaffectif, ce qui peut avoir des répercussions sur son développement intellectuel.

-le bilan psychométrique (ou bilan du fonctionnement cognitif et intellectuel)

Il est proposé lorsque l’on sent par exemple un enfant en difficulté ou au contraire très à l’aise sur le plan intellectuel. Il détermine le potentiel d’une personne, son Quotient Intellectuel (ou QI), ses points forts, ses points faibles; il peut aider à aménager une scolarité, à prendre des décisions concernant l’orientation scolaire, il peut permettre de définir avec précision si une précocité intellectuelle est avérée et à quel niveau.

Le test proposé (les Echelles de Wechsler : WPPSI, WISC ou WAIS selon l’âge) est le test d’intelligence le plus largement reconnu pour l’évaluation du fonctionnement intellectuel global. Le Quotient Intellectuel ou QI repose sur des épreuves évaluant la compréhension verbale, le raisonnement (perceptif, visuospatial, fluide), la mémoire de travail et la vitesse de traitement.

Le QI est l’une des expressions possibles de l’intelligence: il quantifie le degré d’efficience d’une personne dans un ensemble d’épreuves comparativement à des personnes du même âge. C’est une mesure comparative des capacités intellectuelles à un instant t.

-le bilan du développement psychoaffectif et de la personnalité

Il permet de mieux comprendre et d’analyser le comportement de l’enfant, son mode de relation aux autres, à son monde environnant.

Les tests proposés, dits tests projectifs ou épreuves de personnalité (Rorschach, TAT, CAT, dessins,…) offrent la possibilité d’explorer le fonctionnement psychique de la personne, mettent en lumière la dynamique affective, les ressources et fragilités sur le plan de la personnalité.

Ils fournissent des indications sur d’éventuelles perturbations psychoaffectives (anxiété majeure, ralentissement dépressif, instabilité émotionnelle, …): ces éléments deviennent alors majeurs dans l’observation psychologique et relativisent les résultats du bilan psychométrique (leurs interprétations devant alors être maniées avec précaution).

 

-3- Dépouillement des tests, analyse et interprétation des résultats

Une fois les batteries de tests passées, la psychologue dépouille, cote, analyse, interprète les résultats. Elle part de l’analyse statistique globale des résultats pour aller vers l’analyse détaillée qui va s’articuler à des éléments d’observation fine du comportement recueillis lors des entretiens et de la passation.

-4- L’entretien de restitution ou compte rendu oral

Pour donner du sens au bilan en reprenant l’ensemble des données recueillies concernant la personne: observations du comportement, résultats chiffrés au test du QI, analyse des épreuves.

Pour instaurer un véritable espace de communication : échanger et discuter autour des résultats, faire le point sur les questions qui se posent et si nécessaire, aboutir sur des préconisations et des indications de prise en charge.

A l’adolescence par exemple, se comprendre est primordial et le bilan offre cette opportunité. Le bilan peut être un médiateur thérapeutique et souvent un tremplin pour amorcer une prise en charge.

Un compte-rendu écrit peut être remis.

PRISE EN CHARGE PSYCHOLOGIQUE AVEC LE DDCP

 une approche thérapeutique intégrative qui travaille sur les aspects cognitifs et affectifs des difficultés des enfants

Le Développement des contenants de pensée (DDCP, B. Douet, 2001, ECPA) est un programme de remédiation des troubles structuraux de la pensée et de la logique qui s’adresse aux enfants  présentant des troubles de la mise en sens et de la liaison (troubles ou déficits cognitifs, fragilités ou dysharmonies cognitives, inhibitions de la pensée, déficiences auditives, …) qui peuvent avoir des répercussions au niveau psychoaffectif et/ou cognitif (dans les apprentissages scolaires par exemple).

Le DDCP associe la double approche cognitive (Piaget, Vigotsky, Sternberg, Gibello,…) et psychodynamique (Winicott, Bion, Anzieu,…). Il intègre aussi les principaux apports des approches psychothérapeutiques (cadre thérapeutique, transfert, gestion des groupes,…).

Les séances s’appuient sur des fiches ou situations-problèmes qui constituent des inductions pour les enfants et qui permettent de lancer une réflexion et une discussion sur les différentes solutions possibles. Certaines inductions orientent les enfants vers une démarche essentiellement cognitive et logique (encodages, classifications, mises en relation); d’autres, au contraire, visent un travail autour des émotions et des grands conflits intrapsychiques infantiles. Les inductions proposées peuvent avoir plusieurs solutions possibles, voire pas de solution, pour susciter l’échange et créer un espace d’expérimentation libre.

Ce premier temps est suivi d’une phase « d’entraînement » (intégration et automatisation), puis d’appropriation où l’activité précédente est reliée à l’histoire et aux préoccupations personnelles de l’enfant, en y incluant la dimension affective.

Quatre secteurs de l’activité de la pensée sont abordés par le DDCP:

  • Encodage du réel et élaboration des représentations
  • Classifications, activités de catégorisation
  • Mises en relation, activités de liaison
  • Travail sur les émotions et les grands conflits psychiques infantiles.

C’est un travail thérapeutique autour de la relation qu’a l’enfant avec les activités intellectuelles; en réalisant qu’il peut effectuer des tâches cognitives de plus en plus complexes, l’enfant prend ainsi confiance en ses capacités d’apprentissage et améliore son estime de soi. Ce travail permet de reprendre confiance en son potentiel intellectuel et de (re)découvrir le plaisir de penser, moteur essentiel de tout apprentissage. C’est un travail personnalisé, actif et créatif, dont l’objectif central est de réactiver le plaisir à penser, pour réactiver la dynamique globale de développement.

Une recherche a impliqué 20 psychologues qui ont utilisé le DDCP avec une cinquantaine d’enfants pendant 2 ans. Les résultats montrent une évolution quantitative et qualitative des sujets, qui confirme qu’une restauration des processus de pensée est possible, et qu’elle s’accompagne généralement d’une amélioration de la prise en compte du réel.

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